Τοῦ Διὸς γαμοῦντος πάντα τὰ ζῷα ἀνήνεγκαν δῶρα. Ὄφις δὲ ἕρπων, ῥόδος ἀναλαϐὼν τῷ στόματι, ἀνέϐη. Ἰδὼν δὲ αὐτὸν ὁ Ζεὺς εἶπε· « Τῶν ἄλλων ἁπάντων καὶ ἐκ ποδῶν δῶρα δέχομαι· ἀπο δὲ τοῦ σοῦ στόματος οὐδὲν λαμϐάνω. » Ὁ λόγος δηλοῖ ὅτι πάντων τῶν πονηρῶν αἱ χάριτες φοϐεραί εἰσιν.

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Zeus se mariait, tous les animaux lui apportèrent des cadeaux. Le serpent serpentant, s’approcha de lui, portant une rose par sa gueule. Le voyant, Zeus dit : « J’accepte les cadeaux de tous les autres, même tendus par les pieds ; mais ce qui vient par ta gueule, jamais je ne le prendrai. »

Cette fable montre que toutes les faveurs d’un méchant sont à craindre.

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Il semble impossible de rendre en français la scénographie de la fable. Il faut noter que « ἀνήνεγκαν » (apportèrent) signifie exactement « portèrent en haut » ; « ἀνέϐη » (s’approcha de lui) signifie précisément « alla en haut ». Quant à « ἕρπων » (serpentant), correspondant à serpo en latin, il signifie minutieusement « ramper, se traîner péniblement au sol ».

Les animaux, et particulièrement le serpent, sont donc au sol, et Zeus à la cime de l’Olympe.